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Agent conversationnel et Accueil Client : la solution viaSpeech de viaDialog

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Transcription de la vidéo

 

DL : Bonjour, je suis Didier Lambert, fondateur de la plateforme Optique, une plateforme de veille et d’information dans le domaine des communications unifiées, de la collaboration et de l’expérience client. Ce matin, j’ai le plaisir d’échanger avec Katya Lainé, cofondatrice et CEO de la société Talker, éditeur français spécialisé dans les agents conversationnels. Bonjour Katya, comment allez-vous ?

KL : Bonjour Didier, merci pour votre invitation. Je vais très bien.

DL : Merci à vous de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter Talker et son périmètre d’action sur le marché ?

KL : Talker est un éditeur français, pionnier et pur player de l’IA conversationnelle et vocale. Nous concevons des agents IA dédiés aux entreprises afin d’automatiser l’ensemble de leurs interactions clients, sur tout le cycle de vie : marketing, ventes, service client et support. Au-delà de l’interaction, nos agents sont capables d’agir en temps réel pour résoudre les demandes clients en exécutant directement des actions métiers.

DL : On parle alors d’agents « agentiques » ?

KL : C’est une façon de présenter les choses, mais l’automatisation ne se limite pas à l’agentique. Il est possible d’exécuter des actions sans entrer dans une logique agentique complète. C’est un mode supplémentaire, pas une obligation. Pour compléter, Talker est agnostique en matière de secteurs d’activité. Nos agents sont nativement omnicanaux : ils peuvent répondre au téléphone 24/7, mais aussi par chat ou via les canaux de messagerie.

DL : Ces solutions s’adressent-elles à un type ou à une taille d’entreprise en particulier ?

KL : Nous travaillons avec toutes les typologies d’entreprises. Parmi nos clients figurent des grands groupes du CAC 40 comme TotalEnergies, EDF ou Schneider Electric, mais aussi des ETI, des PME et des TPE. Certaines entreprises gèrent des volumes très importants, avec plusieurs centaines d’appels simultanés, tandis que d’autres ont des volumes beaucoup plus faibles. Toutes ont un besoin commun : pallier le manque de ressources humaines et soulager les équipes existantes.

DL : Sans entrer dans le détail de toutes les capacités, quels sont selon vous les principaux bénéfices des agents conversationnels ?

KL : Le premier bénéfice est la continuité de service. Les entreprises peuvent offrir un service client disponible en permanence, y compris en dehors des horaires d’ouverture, avec une réponse immédiate. Le deuxième concerne la connaissance client. L’agent conversationnel prend en charge l’ensemble des interactions, sur tous les canaux, ce qui permet de comprendre précisément les raisons des contacts. Chaque échange est enregistré et analysé, permettant une classification fine des demandes. L’agent peut répondre immédiatement ou déclencher des actions comme récupérer une facture, rééditer une carte ou localiser une livraison. Les demandes plus complexes peuvent ensuite être transférées à un agent humain. Enfin, les agents ne se limitent plus aux questions récurrentes. Chez Talker, nous développons depuis près de dix ans des agents capables de résoudre directement les demandes. Selon les cas d’usage, les taux de résolution en temps réel varient de 32 % à 92 %.

DL : Ces agents sont-ils limités à la langue française ou peuvent-ils être multilingues ?

KL : Nos agents sont entièrement multilingues, sans limite de compréhension ni d’interaction. Nous opérons déjà des assistants dans plus de 12 langues pour des acteurs IT européens. Ils accueillent les clients, qualifient les demandes et orientent si nécessaire vers un support humain. Cette préqualification permet de gagner en moyenne 61 % de temps aux équipes internes, notamment grâce à un gain de plusieurs minutes par appel.

DL : Au-delà de l’automatisation, quels bénéfices poussent vos clients à adopter Talker ?

KL : Deux indicateurs sont clés : l’impact économique et la satisfaction client. Sur le plan opérationnel, nos clients constatent jusqu’à 70 % de réduction des coûts en comparant le temps traité par un agent IA à celui d’un agent humain. Concernant la satisfaction client, les agents permettent une analyse très fine de l’expérience. Nous déployons également des agents dédiés aux enquêtes de satisfaction, capables de contacter les clients afin de recueillir un feedback détaillé.

DL : Parlons maintenant d’architecture et de déploiement. Comment cela se passe-t-il concrètement ?

KL : Talker est principalement proposé en mode SaaS. Nous pouvons aussi déployer la solution en cloud privé, sur notre infrastructure ou celle du client, selon les besoins. Notre spécificité est d’être no-code by design depuis dix ans. Il n’est pas nécessaire d’être développeur pour créer, gérer ou faire évoluer un assistant. Le déploiement est rapide et nous accompagnons les clients dans la conception.

DL : En moyenne, quels sont les délais de mise en œuvre ?

KL : Cela varie de quelques jours à quelques semaines selon le périmètre. Nous avons également lancé 11 assistants conversationnels « sur étagère », déployables en 24 heures. Une entreprise peut ainsi activer immédiatement un réceptionniste IA de niveau 0/1, sans frais d’accès ni phase de conception.

DL : Un mot sur la conformité, le RGPD et la souveraineté des données ?

KL : Nous travaillons depuis longtemps avec de grands groupes français pour lesquels ces sujets sont critiques. Talker propose un hébergement 100 % en France, avec une stack technologique répondant aux exigences de souveraineté et de conformité. Nous sommes aujourd’hui un partenaire de confiance pour de nombreuses entreprises européennes.

DL : Comment fonctionne le modèle tarifaire ?

KL : Le modèle est simple et basé sur l’usage. Pour la voix, la facturation se fait à la minute. Pour le chat, elle se fait au nombre de conversations. Il peut y avoir un coût de setup pour les projets spécifiques ou aucun pour les assistants sur étagère, puis un abonnement minimal et une part variable liée à l’utilisation.

DL : Pour conclure, vers quoi se dirige le marché selon vous ?

KL : 2026 sera l’année des agents conversationnels. Les entreprises ont atteint un niveau de maturité suffisant et les besoins s’accélèrent. Les enjeux majeurs seront la scalabilité et l’industrialisation. En France, la maîtrise de la voix, de la langue et des accents devient un facteur clé de différenciation.

DL : Merci beaucoup Katya pour cet échange très instructif.

KL : Merci Didier pour votre accueil. Bonne fin de journée.

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